Der fliegende Holländer

Daniel Klajner
Choeurs et Orchestre de l’Opéra National de Paris
Date/Location
3 May 2002
Opéra Bastille Paris
Recording Type
  live  studio
  live compilation  live and studio
Cast
DalandFranz-Joseph Selig
SentaSusan Anthony
ErikKim Begley
MaryBarbara Bornemann
Der Steuermann DalandsMathias Zachariassen
Der HolländerAlbert Dohmen
Gallery
Reviews
musicweb-international.com

The opening night for the Dutchman’s boat to dock at the Paris stage could have been trouble. But talent and pluck saved the evening and finally produced a stirring reading of this work. This was the next opera in line following the lamentable Idomeneo at Palais Garnier, labeled “catastrophic” by Le Monde, and some worried when the experienced Wagnerian conductor, Jiri Kout withdrew not long before rehearsals were to start.

It was the young, fresh-faced conductor Daniel Klajner who saved the day. His main claim to international fame is his musical directorship of the city of Würzburg (it is off the autobahn between Frankfurt and Munich) and a tour of Spain with the Stuttgart Chamber Orchestra. He came to the attention of Hugues Gall, the Opéra boss, when he was called at the last minute to fill in for James Conlon, felled by hernia surgery, to conduct Rolf Liebermann’s final opera, Medea in February. That job was given because he was likely the only person on the planet to have actually conducted this work in the recent past.

He received favorable mention in the press for his work on Medea and his card was not yet culled from Gall’s Rolodex file when this next emergency arose. Conducting with confident assurance and musicality, he gave much dramatic emphasis to this work, here played without intermission. The orchestra responded to his baton with eager playing, including the not-always-so-committed brass. With a clear, firm beat, control of balances and attention to singers on stage, he impressed this listener more that many of the well-known names that frequently appear on the podium here. His conducting was perhaps a tad too cautious, but would be understandable under the circumstances.

The decisive musical leadership was a help to the cast of young singers, some of whom are making Paris debuts. Most impressive is the debut of Albert Dohmen in the title role. His strong, golden bass-baritone voice and his ability to etch his musical lines with detail and colour made his aria ‘Die Frist is um’ a veritable tour de force. Scheduled to sings Wotans in Berlin and Vienna, he seems clearly ready for operatic stardom.

Also worthy of special note is the splendid Senta of American soprano Susan Anthony who sailed through the music of this demanding role with ease. She has excellent vocal projection but, with her generic pronunciation of German, few of her words are clearly understandable. Strong performances were also turned in debuts by Barbara Bornemann as Mary and the bright tenor of Mathias Zachariassen as the Steuermann. Tenor Kim Begley seemed to be struggling to give a smooth reading of the role of Erik but Franz-Josef Selig is suitably gruff as Daland.

The production, by Willy Decker, premiered in 2000 at Bastille. With minimal stage business and simple but monumental sets, it still creates an effective backdrop for this early example of Wagner’s dramatic genius. There are eight performances at the Opéra Bastille until the May 24 and it will be broadcast on France Musiques on May 25.

Frank Cadenhead (rez. Aufführung 30. 4. 2002)

resmusica.com

Deux ans après sa première apparition sur la scène de l’Opéra Bastille, la production du Fliegende Holländer de Willy Decker qui en avait déjà laissé les réglages à Christoph Myer de cette mise en scène reprise cette fois par Alejandro Stadlers, convainc davantage qu’à l’origine. La scénographie de Wolfgang Gussmann place l’action dans un vaste salon bourgeois des bords de la mer du Nord aux murs blancs formant triangle avec deux immenses ouvertures, l’une sur un grand dégagement orné d’une marine laissant apparaître le fantôme du vaisseau légendaire, l’autre doté d’une porte imposante débouchant sur une mer particulièrement agitée. Le pivot de l’ouvrage, donné dans sa version en trois actes enchaînés, la scène des fileuses et la ballade de Senta, est chanté non pas autour de rouets mais le chœur de femmes s’exprimant en cercle et filant une immense voile blanche. Au terme de l’ouvrage, l’héroïne ne se jette pas dans l’onde du haut d’une falaise mais sur un couteau dans la demeure paternelle au milieu du personnel affolé s’enfuyant courageusement…

Trois mois après sa première apparition au pied levé à l’Opéra de Paris lors de la création de Medea de Liebermann, Daniel Klajner confirme son étonnante maîtrise des grands espaces sonores et une naturelle affinité pour les amples élans lyriques et l’univers sonore germanique. Le jeune chef suisse porte en effet l’orchestre de l’Opéra de Paris jusqu’à la fusion, sollicitant un torrent continu des pupitres qui répondent avec brio, sonnant fier et aptes aux nuances les plus ténues. Aucun décalage ne point ici, et les chœurs sont d’une précision et d’une cohésion extraordinaires. La distribution est à la hauteur de cette vision épique de la légende du Hollandais volant, emportée par les embruns et le vent du large avivés par Klajner. Susan Anthony est une bouleversante Senta, belle et rayonnante, tout comme la voix, chaude et égale sur l’amplitude du spectre. Kim Begley est un Erik solide et bien chantant, Barbara Bornemann une Mary au beau métal. Albert Dohmen est un Hollandais déchiré, hallucinant de vérité et de douleur. La voix est somptueuse, la ligne de chant malléable à merci, le timbre moelleux et chaud. Après des débuts aussi éblouissants, il ne reste qu’à souhaiter le retrouver régulièrement sur la scène de l’Opéra de Paris. Seul Franz-Josef Selig se sera montré en retrait, campant un Daland étonnamment effacé.

Bruno Serrou (rez. Aufführung 6. 5. 2002)

Forumopera.com

La distribution du “Vaisseau” de juin 2000 (Struckmann, Voigt, Moser, Rootering et Streit) nous plongeait dans l’âge d’or des croisières de luxe ; hélas, pour cette reprise, le cabotage succède au cabotinage.
Albert Dohmen est le Hollandais idéal Ö pour Karlsruhe ou Mannheim. En bon aboyeur, il remplit sans faiblir le grand paquebot de la Bastille. En revanche, le mot “intériorisation” n’est pas à son vocabulaire (ce n’est pas lui qui porte toute la misaine du monde).
Susan Anthony est une Senta dont la voix évoque les sirènes (d’alarmes, pas d’Ulysse, hélas) : encore que les cornes de brumes soient moins fâchées avec la justesse.
Elle a au moins 3 mérites : 1. chanter fort 2. y croire 3. chanter fort
Reste que certains aigus donnent le mal de mer.
Elle n’est guère gâtée par une mise en scène qui, la moitié du temps, lui fait contempler le portait du Hollandais avec des yeux de merlan frit, portrait qui lui échappe des mains ou qu’elle jette à terre une à deux fois par acte.
Kim Begley campe un personnage attachant, mais il n’est pas en reste dans le manque de justesse (“que celui qui n’a jamais péché …”). Il n’est pas gâté par son ridicule costume tyrolien, censé accentuer le contraste entre “l’homme-des-terres-qu-il-est” et les “gens-de-mer-que-les-autres-ils-sont”, mais qui lui enlève toute crédibilité scénique.
Si Franz-Josef Selig est un Daland routinier, il faudra en revanche se rappeler de Mathias Zachariassen, excellent pilote.
La direction de Daniel Klajner est énergique, mais l’orchestre reste imprécis (je dirais même … vague !) : les cordes ont tout particulièrement du mal à faire leurs attaques simultanément. En revanche, les cuivres s’en donnent à coeur joie : c’est une véritable déferlante de décibels !
On ne sera pas étonné que tout ça finisse en queue de poisson : la rédemption par l’amour est refusée au Hollandais pour lequel Senta se suicide inutilement.
Comme d’habitude, décor unique : à l’Opéra, on a des oursins dans les poches.
Si ce n’est pas Titanic, ni même la Péniche-Opéra, on évite tout de même le naufrage : le spectacle est d’ailleurs accueilli par une tempête d’applaudissements. J’en reste médusé.

Placido Carrerotti (rez. Aufführung 15. 5. 2002)

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Technical Specifications
192 kbit/s CBR, 44.1 kHz, 190 MByte (MP3)
Remarks
In-house recording
A production by Willy Decker