Rienzi

Pablo González
Cor del Gran Teatro del Liceu
Orquesta Sinfónica de Barcelona i Nacional de Cataluna
Date/Location
30 June 2013
Gran Teatre del Liceu Barcelona
Recording Type
  live  studio
  live compilation  live and studio
Cast
Cola RienziKristian Benedikt
IreneElisabete Matos
Steffano ColonnaPeter Rose
AdrianoMichelle Breedt
Paolo OrsiniÀlex Sanmartí
RaimondoFriedemann Röhling
BaroncelliJosep Fadó
Cecco del VecchioWerner van Mechelen
Friedensbote
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Reviews
seenandheard-international.com

The celebration of Wagner’s bicentenary has given audiences the chance to attend performances of some of his less familiar operas. In addition to this concert version of Rienzi at the Liceu there will also be a fully staged performance of Das Liebesverbot at the Peralada Festival in a month’s time. It was last October when I attended Rienzi as the opera season opener at Toulouse. Without the early works we would probably never have had the masterpieces, so it’s good for audiences to have the opportunity to experience them.
Rienzi is what you might call a mixed bag with plenty of martial airs and a lot of band music, along with some very remarkable pages. The libretto is monotonous and repetitive and only in the last two acts does the action take off in dramatic terms. I have rarely found cutting a score to be as justified as it is here, since the score is too long even for followers of French Grand Opera, which is whereRienzi truly belongs. The version used by the Liceu is the one that is most frequently seen these days. In fact it is longer – although not much – than the Berlin version of some three years ago and which is available on DVD.

The musical direction was entrusted to Pablo Gonzalez, leading Barcelona’s Symphony Orchestra. His reading was somewhat irregular, as is the opera itself in musical terms. In the first part I found it flat and short of energy, improving in the second half. He kept control of the orchestral volume, which could have created serious problems to more than one of the singers on stage, and he got a good performance from his orchestra, whose sound I found better than that of the resident orchestra at the Liceu. There were some boos at his solo bow, but judging by its location, its insistence, its volume and the limited support they got, I have the impression that this booing had some other meaning than the purely musical. There was an excellent performance by the chorus.

The protagonist was played by Lithuanian tenor Kristian Benedikt, who has a wide and unattractive voice with serious difficulties reaching the audience. In fact, during the ensembles he was almost inaudible. He has good musicality, singing Rienzi’s prayer well. In short, he lacks charisma, but there is little choice when casting Rienzi.
The most musical and sensitive voice came from the South African mezzo soprano Michelle Breedt, who gave us a good rendition of Adriano’s aria. The voice is attractive, homogeneous and she is a good singer, although her voice is rather small.

Elisabete Matos was a powerful Irene, whose voice stood out in the ensembles above all the others in the cast. To have somebody who can sing this part is more than enough. If her power had been accompanied with higher levels of emotion, we could have enjoyed a great Irene on stage at the Liceu.

The secondary characters were really well covered. First of all I should mention the presence of Peter Rose as Steffano Colonna, a real treat for such a short part. I enjoyed again the baritone Alex Sanmartí as Paolo Orsini. Well suited to the character was Friedemann Röhling as Cardinal Orvieto. Josep fado (Baroncelli) and Werner Van Mechelen (Cecco del Vecchio) were also good.

There were quite a few empty seats, with attendance probably below 80% of capacity. In the final bows the biggest cheers were for Michelle Breedt and Peter Rose.

José Mª. Irurzun

ConcertoNet.com

Même si le Capitole de Toulouse l’a proposé comme titre inaugural de sa saison, peu de théâtres se risquent aujourd’hui à afficher Rienzi. L’opéra est très long – même si on l’a écourté ce soir d’environ une heure, essentiellement les nombreux ballets et pantomimes – et les rôles sont difficiles à distribuer, alors que la tâche du metteur en scène n’a rien d’enviable. Mais Joan Matabosch a contourné ce dernier problème en offrant au public catalan une simple version de concert de l’ouvrage, en cette année du bicentenaire de la naissance du compositeur allemand.

De Rienzi, on dit généralement, après Hans von Bülow, qu’il s’agit du meilleur opéra de Meyerbeer. A notre goût, et à la condition expresse de trouver des interprètes adéquats, ce n’est pas, loin de là, une tare. Mais à l’aune de Bayreuth, il n’y a pas de place pour un succès de jeunesse encore trop lié aux habitudes d’un public ainsi qu’à quelques recettes à la mode romantique. Or, sans faire passer non plus pour un chef-d’œuvre absolu ce qui est surtout une œuvre sous influences, l’exécution de ce Rienzi nous a (dé)montré – c’était pour nous une première écoute – qu’il y avait là une bonne part du matériau philosophique et musical dont se servirait ensuite l’un des grands bâtisseurs de l’opéra.

Saluons d’emblée les deux triomphateurs de la soirée: l’Orchestre symphonique de Barcelone – encore mieux sonnant que celui, habituellement en fosse, du Gran Teatre del Liceu – qui, sous la direction très équilibrée du jeune chef espagnol Pablo González, a su conserver à ce véritable marathon musical une vie de tous les instants, et puis à l’excellent chœur du Gran Teatre del Liceu, constamment sollicité au cours des cinq actes, et sur lequel repose également la réussite d’une architecture fragile.

De ses interprètes, l’œuvre exige, ne serait-ce que par sa durée, un rare héroïsme. Elle suppose surtout un style de chant capable de nuances, et sachant conjuguer vaillance et noblesse. Aussi bien Rienzi qu’Adriano et Irene se doivent donc de respecter une certaine tradition de bienséance vocale. Malgré un déficit en termes de puissance vocale, le Heldentenor lituanien Kristian Benedikt – pour Torsten Kerl initialement annoncé – chante avec autorité la partie du tribun, délivrant avec un beau phrasé une prière «Allmächt’ger Vater» superbe d’intériorité et d’émotion. Avec la mezzo sud-africaine Michelle Breedt, dans le rôle travesti d’Adriano, c’est à une révélation que nous avons affaire, grâce à une intensité dramatique aussi impressionnante que son assurance vocale, lui permettant des aigus insolents à côté d’une tenue parfaite de la cantilène, notamment dans l’air captivant «In seiner Blüte». Quant à la soprano portugaise Elisabete Matos (Irene), si elle offre une des voix parmi les plus puissantes que nous ayons jamais entendues, c’est au détriment de la ligne de chant, sans compter quelques aigus stridents.

Pour être moins meurtriers, les autres rôles nécessitent des tempéraments d’une égale solidité, tels le vétéran (et magnifique) Peter Rose (Steffano Colonna), Alex Sanmarti (Paolo Orsini) ou Friedemann Röhlig (Cardenal Orvieto), dont nous avions déjà admirer le Fasolt dans L’Or du Rhin en avril dernier in loco. Ils sont parvenus, avec tous les autres chanteurs et musiciens d’orchestre, à effacer tout soupçon de pompiérisme dans cette œuvre flamboyante d’idéal.

Enfin, mentionnons que le tout proche et prestigieux festival de Peralada mettra à l’honneur, les 5 et 6 août prochain, un autre ouvrage de jeunesse de Wagner, encore plus rarement représenté, La Défense d’aimer.

Emmanuel Andrieu

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Technical Specifications
224 kbit/s CBR, 44.1 kHz, 275 MByte (MP3)
Remarks
Probably an in-house recording of a concert performance