Tannhäuser

Hartmut Haenchen
Koor van De Nederlandse Opera
Nederlands Philharmonisch Orkest
Date/Location
22 February 2007
Muziektheater Amsterdam
Recording Type
  live  studio
  live compilation  live and studio
Cast
HermannKristinn Sigmundsson
TannhäuserRobert Gambill
Wolfram von EschenbachRoman Trekel
Walther von der VogelweideMarcel Reijans
BiterolfWerner Van Mechelen
Heinrich der SchreiberDavid Griffith
Reinmar von ZweterCornelius Hauptmann
ElisabethRicarda Merbeth
VenusPetra Lang
Ein junger HirtKatherina Müller
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Libération

UN “TANNHÄUSER” DES MAINS D’UN MAÎTRE

Aune encablure de Rembrandtplein, de ses kebabs fumants, bars et discothèques tonitruants, l¹opéra d¹Amsterdam propose depuis le 8février sa nouvelle production de Tannhäuser; la maison dirigée par Pierre Audi, qui invite aussi cette saison le Hercules de Haendel signé Luc Bondy pour Aix, le Madame Butterfly monté par Wilson à Bastille, et le Doctor Atomicde John Adams signé Peter Sellars pour l¹opéra de San Francisco. Au générique de ce Tannhäuser, Hartmut Haenchen, un chef que les Parisiens ont découvert récemment dans la reprise de Salomé à Bastille, et Nikolaus Lehnhoff, vétéran de la mise en scène lyrique, qui s¹est signalé dès 1972 à Garnier avec une Femme sans ombre de Strauss, dirigée par Böhm. Torrent. Dès l¹ouverture, le premier comble au-delà de l¹attente: mise en place, équilibres dynamiques, articulations, phrasés, son Wagner ciselé n¹en jaillit pas moins avec la puissance d¹un torrent. Il est vrai que le Philharmonique, à la sonorité sans doute exaltée par une discrète amplification, comme un peu partout désormais, est en forme. Cordes moelleuses, bois fruités et cuivres racés respirent, chantent et bondissent ensemble, remplissant tout l¹espace acoustique avec un relief vivifiant. Las, il faut également fermer les yeux, au sens littéral, sur ce qui se passe sur scène. Un ballet du Venusberg misérable: des créatures unisexe moulées dans des bas chair, qui gesticulent electro en guise de bacchanale. Puis ce décor unique d¹escalier en spirale de palace new-yorkais design, pour figurer de façon minimaliste ­Lehnhoff a été assistant de Wieland Wagner à Bayreuth­ le point de passage entre les mondes divin et humain, aisément identifiables grâce aux codes couleurs de costumes trop couture pour être honnêtes. Raison. Vocalement, le premier acte déçoit un peu. D¹avoir hurlé Kundry ces derniers temps, Petra Lang livre une Vénus débraillée à force de portamentos filés, de vibrato large et vacillant. Le Tannhäuser de Robert Gambill alterne approche belcantiste ­il a commencé dans Rossini­ pour le meilleur, et technique de heldentenor pour le pire: au début du premier acte, il marque en milieu de phrase et peine à rattraper un vibrato en roue libre. L¹arrivée de Martina Serafin en Elisabeth, juste, vibrante, au deuxième acte, lui fait heureusement reprendre raison. Hormis le Biterolf à l¹intonation vacillante de Marcel Reijans, le reste de la distribution va du très honorable (le Wolfram de Roman Trekel) à l¹excellent (le Hermann de Kristinn Sigmundsson, le Walther de Werner Van Mechelen et le Heinrich de David Griffith). Un beau Wagner à écouter.

Eric Dahan | 15 février 2007

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Media Type/Label
Premiere, HO
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Technical Specifications
320 kbit/s CBR, 44.1 kHz, 419 MByte (MP3)
Remarks
Broadcast (Radio 4)
A production by Nikolaus Lehnhoff