Tristan und Isolde

Michael Schønwandt
Chœur d’hommes de l’Opéra National Montpellier Occitanie, Orchestre National Montpellier Occitanie
Date/Location
17 January 2019
Opéra Berlioz, Le Corum, Montpellier
Recording Type
  live  studio
  live compilation  live and studio
Cast
TristanStefan Vinke
IsoldeKatherine Broderick
BrangäneKaren Cargill
KurwenalJochen Kupfer
König MarkeStephen Milling
MelotPaul Curievici
Ein junger SeemannYu Shao
Ein HirtYu Shao
SteuermannJean-Philippe Elleouet-Molina
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Reviews
olyrix.com

Le philtre d’amour enflamme Montpellier

Le public montpelliérain savoure jusqu’à la dernière note les quatre heures et demie de musique (sans compter les entractes), la grande forme de l’orchestre sous la baguette de Michael Schønwandt et la distribution vocale, jusque dans les plus petits rôles de ce Tristan et Isolde en version concert.

Katherine Broderick, petite de stature aux grands yeux expressifs, pieds nus et dans une lumineuse robe blanche, paraît humble, presqu’enfantine pour sa prise du légendaire rôle d’Isolde. Ses toutes premières notes, saisissantes de présence, révèlent l’étendue de sa technique de projection. Concentrée comme un laser, sa voix coupe facilement à travers la masse orchestrale, au risque d’abord de paraître acide. Puis, au fil de la soirée, de plus en plus à l’aise, elle révèle ses aigus plein d’essor et brille dans les demandes les plus intenses du rôle (notamment les contre-uts arrachés dans le duo d’amour avec Tristan, acte II) mais sait aussi trouver une douce voix filée. À la fin de la soirée, Katherine Broderick semble encore plus fraîche qu’au début.

L’Isolde de Katherine Broderick trouve une Brangäne à sa mesure en Karen Cargill. Cette mezzo-soprano liée, envoûtante et souple, unit sa richesse expressive sur tout l’ambitus, se faisant entendre même lorsqu’elle chante pianissimo et au loin : « Einsam wachend in der Nacht » (je veille seule dans la nuit). Grande et presque hautaine, sa fière stature et sa chaleur maternelle accentuent et soutiennent l’étincelante pureté d’Isolde.

Malheureusement et à l’inverse, Stefan Vinke, pourtant heldentenor (ténor héroïque) semble en difficulté, luttant avec l’orchestre dès le début de la soirée. Le timbre trouble, la diction chuintante et la résonance entravée ne lui permettent pas de couper à travers l’océan orchestral, ni de rejoindre la ruisselante clarté de Katherine Broderick dans leur duo d’amour. Par conséquent et privé en outre de jeu théâtral dans cette version concertante, il paraît assez raide et mal à l’aise. Au troisième acte en revanche, il retrouve une résonance plus efficace, reprend vigueur et sollicite chaque fibre de son corps pour livrer des aigus tonitruants et chargés d’harmoniques supérieures.

Avec sa stature de géant, sa carrure de chevalier de conte de fées, son large visage ouvert et communicatif, plein d’expression ironique jusqu’aux sourcils, les yeux rayonnants de bonté, l’imposante basse danoise Stephen Milling en Roi Marke, semble électrifier la salle avant même d’ouvrir la bouche. Le ramage se rapporte au plumage : Milling prend son temps, laissant le discours aux émotions multiples et contradictoires colorier son timbre. Sa voix est tour à tour magnanime, enveloppante et chaude, orageuse et menaçante, douce et tendre, rugissante de hargne ou étranglée de profonde douleur.

Kurwenal, l’ami de Tristan, est chanté par le svelte et distingué Jochen Kupfer. Ce baryton dramatique, maître du chiaroscuro (équilibre de résonances claires et sombres dans la voix) peut glisser de la hargne dramatique à la douceur lyrique. Il incarne son amitié, son inquiétude et désespoir pour Tristan avec force passion, engageant tout son corps de façon à faire vivre la scène, comme s’il jouait devant le décor d’une grande mise en scène.

Dans les rôles secondaires, le ténor anglais Paul Curievici en Melot offre une voix à la fois riche, claire et très projetée. Yu Shao, ténor, marin ou berger, chante ses deux airs avec une couleur et un timbre suaves et équilibrés. Jean-Philippe Elleouet-Molina offre au rôle du pilote une identité très humaine.

Le chœur des hommes préparé par Noëlle Gény déploie depuis les coulisses la dense polyphonie rythmée de la partition avec exactitude et exubérance. L’Orchestre national Montpellier Occitanie joue avec expansion et ferveur pour Michael Schønwandt, par les vibrations des violoncelles à l’unisson, l’excitation des cuivres, le concert de cors de chasse dans les coulisses et les soli remarqués. Le chef réussit à ménager ses forces avec délicatesse, résistant à la tentation de noyer les chanteurs, sans hésiter à construire de tonitruants climax.

L’orchestre peint des images sonores si vivantes, d’orages en mer, de ruisseaux, de forêts sombres, qu’il contribue, malgré l’absence de mise en scène, à un mariage des arts qui fondait la philosophie de Wagner.

Paula Gaubert | Le 20/01/2019

forumopera.com

Le jour et la nuit

Le jour et la nuit, ces deux éléments structurants du texte wagnérien de Tristan und Isolde, décrivent avec évidence cette version de concert donnée à l’Opéra Berlioz de Montpellier. Pour profiter d’un troisième acte de haute tenue, mené par le Tristan révolté de Stefan Vinke et la baguette pathétique de Michael Schønwandt, il aura fallu endurer un premier acte à l’ouverture maniérée, un Tristan fâché avec la justesse et une Isolde trémulante dans le médium et acide dès les premières marches du registre supérieur.

L’orchestre lui aussi présente une face de Janus : somptuosité des cordes, les violoncelles en premier lieu, et des cuivres aussi rigoureux qu’une petite harmonie qui se désagrège jusqu’à oublier tout à fait les dernières mesures de la reprise de l’accord de Tristan à la fin du monologue du roi Marke. Heureusement le directeur musical de l’orchestre national Montpellier Occitanie impose dès les premières imprécations d’Isolde une dynamique toute autre que ce prélude étiré comme une noix de beurre trop chiche pour la tartine sur laquelle on tente de l’étaler. Surtout il peut s’appuyer sur des solistes en état de grâce : le premier violon et l’alto se chantent une romance toute érotique pendant les appels de Brangäne et pleurent Isolde avec nostalgie au diapason de Tristan agonisant. Depuis la coulisse ouverte, le cor entêtant égrène sa mélopée morbide.

Dommage donc que les deux premiers actes nous laissent en état de frustration. La Brangäne de la chevronnée Karen Cargill ne se départira jamais d’une émission nasale, même si la fréquentation du rôle et le métier de diseuse de la britannique soutiennent l’interprétation. Au deuxième acte, ses premiers appels, pourtant placés en scène et non en coulisses, manquent de souffle et de volume pour se marier avec les délices des solistes. Guère de problème pour Jochen Kupfer dont les moyens impressionnent. Son Kurwenal en impose à tous. Le problème est que cela ne l’incite nullement à la sobriété et qu’il passe à côté de la vérité du rôle par ses excès de grandiloquence qui lui font hoqueter son texte. Bien plus justes en comparaison s’avèrent Paul Curievici (Melot) et Jean-Philippe Elleouet-Molina (un pilote) dont les courtes interventions sont appliquées. Mention spéciale pour la chanson du marin au beau lyrisme de Yu Shao, aussi interprète du berger du dernier acte. Stephen Milling s’impose comme l’un des meilleurs Marke que l’on ait entendu ses dernières années, n’était un aigu un rien amenuisé. La voix profonde et chaleureuse se pare de mille couleurs et effets. La diction superlative et la sobriété de l’interprète s’allient à ses qualités. Voici un roi Marke amoureux tant de son ami que de sa promise, dont la douleur sourd au détour d’un reproche ou écume au bord d’une lèvre agitée d’un spasme.

Katherine Broderick dont la carrière commence à prendre de l’ampleur et qui a fait le choix judicieux d’intégrer à Karlsruhe la troupe d’un théâtre allemand solide, s’attaque donc à Isolde. Elle en possède certainement le tempérament et il faut mettre à son crédit une très belle caractérisation qui fait de son récit et de sa malédiction au premier acte un des temps forts de son interprétation. Pourtant, à l’heure actuelle, on doute de l’adéquation de ses moyens avec ceux – extrêmes – qu’exige la princesse irlandaise. Très vite, le vibrato vient entacher un médium pourtant étoffé, les graves s’amenuisent à mesure que l’aigu s’acidifie. Avec intelligence, elle joue de ces aigreurs pour marquer la colère et l’ironie de son personnage mais au deuxième acte, le duo manque tout à fait de lyrisme et de douceur. Même dichotomie au retour du second entracte, la déploration initiale retrouve les couleurs qu’il faut avant que l’endurance ne vienne manquer dans une Liebestod d’un prosaïsme achevé, à l’opposé de la magnificence atteinte par l’orchestre.

Stefan Vinke quant à lui, chante quasiment faux tout le premier acte et ne sait opposer qu’un timbre nasalisé à l’extrême pendant le duo du deuxième. On craint très vite une dernière partie au calvaire. Ce crépuscule sera le salut d’un interprète qui rejoint donc ceux qui s’économisent pendant les deux tiers de l’œuvre pour se consumer dans le dernier. Le premier monologue manque encore un rien d’abandon, reproche que la vaillance et les déchirements du deuxième viennent balayer. Certes, quelques vulgarités et consonnes crachées ne sont pas du plus bel effet, mais jamais la vaillance ne lui fera défaut sans que pour autant l’on ait l’impression que Tristan meurt en pleine forme. Surtout, Stefan Vinke dépasse l’ingratitude de son timbre et fait frissonner le lyrisme et l’amour dans ses appels déchirant à Isolde.

Yannick Boussaert | 20 Janvier 2019

concertclassic.com

PRISE DE RÔLE ET RÉVÉLATION

S’il est un opéra qui supporte idéalement l’absence de mise en scène, c’est bien Tristan et Isolde. Immensément statique, fait de scènes qui soudent les psychismes des personnages plus qu’ils ne les confrontent à quelque action, à l’exception d’interventions brusques qui cassent dynamiquement cet état hallucinatoire (la fin du premier acte, l’arrivée du roi Marke, très vite lui aussi transformé en pion sur cet échiquier éternel, l’arrivée des bateaux et la courte rixe qui brise l’agonie de Tristan et entraîne celle d’Isolde), l’opéra n’a nul besoin de détails historiques pour le situer dans quelque période qui soit: costume trois pièces, ou tunique, le moins est le mieux et le plus simple, l’idéal. Afin que cette métaphysique de la musique que Wagner trouva dans Schopenhauer se dégage de l’accessoire. La lumière, seule, peut servir de contrepoint à la musique, qu’elle soit éclatante pour la transfiguration d’Isolde, interprétée comme une extase klimtienne, ou obscurité totale pour la plongée dans le néant. Tout peut s’envisager, à condition que l’image ne redonde pas avec la musique.

Valérie Chevalier, directrice de l’Opéra de Montpellier, qui fait miracle avec des budgets modestes, n’a donc pas couru de risque en conviant son public à la seule magie sonore, car le Corum – dont le moëlleux des sièges aide à une longue immersion – se prête bien à cette aventure hors normes. Le seul véritable enjeu étant de trouver les monstres sacrés dont la voix peut affronter les obstacles auxquels l’écriture de Wagner les confronte, encore que ce soit pour la plupart des chanteurs wagnériens le pari le plus fascinant qui soit. Pourtant ici, pas de star pour compenser l’absence de metteur en scène, mais un plateau magnifique dominé de très haut par une extraordinaire Isolde, de celles que l’on peut désormais placer dans la prestigieuse lignée des Lili Lehmann, Kirsten Flagstad et autre inusable Birgit Nilsson, sans parler de la si particulière Margaret Price, dont Katherine Broderick a quelque chose de l’émouvante rondeur.

D’emblée, le choc, après l’accord initial, qui brise le réel, et la mise en place du drame, posé avec une douceur envoûtante par Michael Schønwandt et l’Orchestre de l’Opéra de Montpellier, si impliqué dans cette folle extase qu’il lui poussait des ailes : les deux femmes, Brangäne (Karen Cargyll, photo à g.) et Isolde (Katherine Broderick, photo à dr.), lancent les premières notes, violentes, déjà hystériques, et l’on oublie les robes, la scène, les aléas du quotidien, pour se laisser prendre par ces deux formidables femelles en plein délire. De Cargyll, on a admiré jusqu’au bout la richesse voluptueuse, la largeur chaleureuse – juste un peu étouffée par l’orchestre pendant l’appel de Brangäne au 2e acte. L’alliance, presque l’alliage de cette voix dorée avec celle plus claire d’Isolde, a créé jusqu’au bout une sorte d’incandescence vocale dont la puissance n’avait jamais rien de strident, malgré la violence de leur échange.

Mais il faut saluer avant tout la naissance d’une fantastique chanteuse, que d’aucuns connaissent déjà (elle a reçu le Prix Kathleen Ferrier en 2007) puisque Valérie Chevalier lui a précédemment confié l’Elsa de Lohengrin et qu’elle incarne Sieglinde, Brünnhilde ou Donna Anna sur de nombreuses scènes : planant sur les hauteurs donc ! Katherine Broderick, c’est une petite anglaise brune, au charmant minois de gamine maline, qui par la magie d’une voix à l’incroyable facilité, à l’inusable endurance, endosse le désespoir d’Isolde comme si elle l’habitait depuis toujours, alors qu’il s’agissait là d’une prise de rôle. Une portée, une puissance d’émission, un moelleux, une clarté même dans les plus âpres et hautes vociférations, et des pianissimi incroyables dans l’ultime chant de mort, mené avec une aisance telle qu’on l’aurait crue capable de rechanter sans fatigue l’ensemble du rôle. Le choc est grand d’une pareille découverte.

En revanche, on a été un rien déçu par la voix un peu rêche et semble-t-il fatiguée de Stefan Vinke, infiniment plus connu que sa partenaire, et qui, bien qu’il incarne fréquemment Tristan, n’en a peut-être jamais vraiment eu la voix. Tendu, comme forcé, mais heureusement sans accroc, il a su mettre à profit cette dureté d’émission pour livrer une mort qui elle permettait d’oublier la stricte beauté vocale au profit de l’expressivité. On a admiré aussi l’énorme puissance vocale de Kurwenal, l’Allemand Jochen Kupfer, balayant l’espace sonore comme une sirène de bateau, le tout avec la prestance d’un Escamillo. Impressionnant.

Le public a aussi fait un triomphe justifié au beau roi Mark du Danois Stephen Milling, tout droit sorti de son drakkar avec son physique de conquérant nordique et sa voix large comme l’océan. De surcroît capable d’émouvoir, même si l’on garde en l’oreille, de façon inoubliable, la tendresse d’un René Pape dans ce rôle qui peut être ingrat ou déchirant.

L’Orchestre de l’Opéra, on l’a dit, a mis le meilleur de lui-même pour naviguer dans ces eaux en folie, et notamment le beau cor anglais, tout comme les Chœurs de l’Opéra Montpellier Occitanie, très engagés, et le chef Michel Schønwandt, comme à l’accoutumée, a su garder le cap, entre violence dévastatrice, sinusoïdes envoûtantes et montées hallucinées. Combiner ainsi passion folle et raison pour en graduer les effets nécessite une totale maîtrise et une intelligence musicale d’une grande finesse. On l’a parfaitement pesé.

Jacqueline Thuilleux | Montpellier, Opéra Berlioz/Le Corum, 17 janvier 2019

anaclase.com

L’Opéra de Montpellier fait une belle démonstration de ses forces, saluées par une standing ovation à l’issue de ce Tristan und Isolde donné en version de concert. Chef principal de l’Orchestre national Montpellier Occitanie, Michael Schønwandt impulse à l’Opéra national de Montpellier toute son énergie, son attention, sa précision.

Dès le prélude, joué dans un tempo plutôt lent, le musicien parvient à détacher distinctement chaque pupitre, à équilibrer les volumes, à dessiner une architecture solide, la base d’une exécution de qualité d’un ouvrage wagnérien. Le passage en revue des différents instruments est un presque sans faute : de magnifiques cordes, avec un remarquable alto solo, des cuivres brillants, des bois expressifs (comme au démarrage du deuxième acte). L’ouverture de l’Acte III est splendide et pleine d’émotion : les violons, l’alto solo, les cors, le cor anglais parfaitement mélancolique depuis les coulisses puis sur scène pour signaler joyeusement l’arrivée d’Isolde. Mentionnons tout de même deux curieux faux départs parmi les bois : d’abord au I, après que les nouveaux amants ont bu le philtre c’est une brève tentative d’attaque anticipée, mais à la fin du II, il s’agit d’une erreur beaucoup plus flagrante, qui détonne assez bizarrement lorsqu’on considère la haute qualité musicale d’ensemble.

La distribution vocale est cohérente sur l’ensemble des rôles.

Après avoir entendu la jolie voix d’Yu Shao en Matelot [lire nos chroniques des 13 mai et 19 juin 2016, ainsi que du 9 juin 2017], les premières interventions de Katherine Broderick (Isolde) et Karen Cargill (Brangäne) exposent de généreux moyens. La première possède un format typiquement wagnérien, une bonne projection des aigus et un registre grave exprimé aussi avec homogénéité. Le vibrato est bien dosé. Elle sait également alléger les passages remplis de douceur. On relève simplement certains aigus à la limite du cri, comme dans son long récit de l’Acte II. La Brangäne du jour fait entendre un timbre fort différent, plus rond, une vraie tessiture de mezzo à couleur sombre. La chanteuse est tout également capable de puissance dans les moments les plus véhéments.

Le cas du Tristan chanté par Stefan Vinke est particulier, tant les différences sont marquées entre les deux premiers actes et le troisième. Le ténor est d’abord embarrassé par un vibrato très développé et des problèmes récurrents de justesse, avec certains passages fragiles sur ce dernier point. Ceci est vrai pour les séquences douces où l’instrument bouge désagréablement, mais moins marqué à l’acte central lors des retrouvailles avec Isolde, où le chant est tendu mais maîtrisé. Le III le montre ensuite à son meilleur, l’artiste faisant preuve d’une vaillance répétée dans ses moments les plus agités, entre fièvre et délire.

En Marke, la basse Stephen Milling remporte la palme à l’applaudimètre, et c’est sans aucun doute celui qui impressionne le plus, avec une ligne vocale absolument royale et un creux abyssal dans le grave. Son immense stature physique confère également une grande autorité à chacune de ses interventions [lire nos chroniques du 27 septembre 2007, des 20 avril et 12 juillet 2013, du 5 juillet 2018]. Jochen Kupfer interprète Kurwenal d’une voix joliment timbrée et volumineuse, mais on remarque aussi étonnamment quelques notes qu’il a beaucoup de peine à projeter, comme vers la fin du III. Paul Curievici (Melot) et Jean-Philippe Elleouet-Molina (Timonier) complètent le cast, ainsi que les chœurs masculins bien chantants. Au final, un grand concert tout de même où les forces montpelliéraines ont fort bien servi Wagner.

irma foletti | 20 janvier 2019

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Technical Specifications
320 kbit/s CBR, 48.0 kHz, 539 MByte (MP3)
Remarks
Broadcast (France Classique) of a concert performance