Der fliegende Holländer

Paolo Arrivabeni
Choeur d’Opéra de Namur, Choeurs et Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie
Date/Location
29 November 2011
Opéra de Wallonie Liège
Recording Type
  live  studio
  live compilation  live and studio
Cast
DalandAlastair Miles
SentaManuela Uhl
ErikCorby Welch
MaryJoëlle Charlier
Der Steuermann DalandsYuri Gorodetski
Der HolländerMark Rucker
Stage directorPetrika Ionesco
Set designerPetrika Ionesco
TV directorFrédéric Caillierez
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Reviews
brf.de

Überzeugend: “Der Fliegende Holländer” in Lüttich

28. November 2011, 11:51 · Hans Reul

Wenn Wagners “Fliegender Holländer” auf dem Programm steht, dann erwartet man große Chorszenen, imposante Bühnenbilder und vokale Glanzleistungen der Solisten. All dies bietet die neue Produktion der Königlichen Oper der Wallonie in Lüttich.
Es ist der erste Wagner für Paolo Arrivabeni, den Chefdirigenten der Lütticher Oper. Dass er ein ausgewiesener Spezialist des italienischen Repertoires ist, das hat Arrivabeni schon eindringlich bewiesen. Und nun glänzt er auch mit seiner Interpretation des Fliegenden Holländers. Dabei ist die Disposition des Orchesters im Lütticher Palais Opera alles andere als günstig. Da gilt es zwischen den Hörnern und den anderen Blechbläsern knapp 30 Meter Distanz zu überwinden, was einen manchmal eher analytischen Gesamtklang ergibt. Aber Arrivabeni versteht es, das Orchester wie einen Sturm aufbrausen zu lassen, und dann wieder in feinstem piano die Sänger zu begleiten. Wagner schreibr dies so schon in der Partitur vor, so Arrivabeni im BRF-Interview.
Fürwahr große Stimmen konnten wir bei der Premiere erleben. Da muss man zunächst die Sopranistin Manuela Uhl hervorheben. Wie sie die Partie der Senta meisterte, ist aller Ehren wert. Nur selten hört man die Ballade der Senta im zweiten Akt mit einer solchen Perfektion, Leichtigkeit und Intensität. Wie sie nach dem Chor der Spinnerinnen fast im pianissimo einsteigt und doch den Raum füllt, lässt einen sogleich aufhorchen. Danach überzeugt sie mit ebenso runder wie kraftvoller Stimme. Manuela Uhl hat die Rolle der Senta schon an einigen deutschen Häusern gesungen, aber ich bin sicher, man wird sie bald in den bedeutendsten Opernhäusern der Welt sehen und man sollte sich ihr Lüttich-Gastspiel als Senta auf keinen Fall entgehen lassen.
Auch die weiteren Solisten können überzeugen. Sei es Alastair Miles als ein in jeder Hinsicht sehr eleganter Daland, oder Marck Rucker in seinem Debüt als Holländer und Corby Welch mit sehr schöner, aber nicht immer ganz intonationssicherer Tenorstimme als Erik.
Diese Partie hat Regisseur Petrika Ionesco weitaus weniger nett angelegt als dies meistens der Fall ist. Wo man sonst oft Mitleid mit dem von Senta für den Holländer verlassenen jungen Jäger Erik hat, wird er hier weniger freundlich gedeutet, was einer inneren Logik entspricht. Überhaupt hat Ionesco sich viele Gedanken zur Inszenierung gemacht, die er in eindrucksvollen Bildern darstellt. Das ist ohnehin seine große Stärke. Grandios sind die Videoeinspielungen. Wie er uns gleich zu den Klängen Ouvertüre aufs Meer hinausführt, ist absolut packend. Dazu sehen wir Senta auf einem Friedhof, wie sie das Bild des Holländers wiederfindet. So kann man die ganze Inszenierung als Sentas Traum deuten. Was durchaus legitim ist.
Dieser “Fliegende Holländer” ist eine rundum gelungene Produktion, in der auch die Leistung des Chores lobend zu erwähnen ist. Noch bis Samstag steht der Holländer auf dem Programm der Lütticher Oper.

ConcertoNet.com

L’Opéra royal de Wallonie programme pour cinq représentations une nouvelle production du Vaisseau fantôme (1843) confiée à Petrika Ionesco. Concevoir une mise en scène en plaçant Senta au centre de gravité de l’ouvrage ne constitue pas une idée neuve mais elle tient la route. Dans ses notes d’intention, exposant et situant dans le contexte chacun des personnages principaux, le metteur en scène présente l’héroïne en premier, au contraire du Hollandais qu’il aborde à la fin, juste avant de toucher un mot d’Erik. De fait, au lever de rideau, Senta se trouve dans un cimetière et à la fin, la jeune femme meurt gelée parmi les tombes en serrant contre elle la représentation de l’être aimé. Cimetière, fabrique (de toute évidence de vêtements) et, bien sûr, navire : les décors, transformables à vue, bénéficient d’un éclairage judicieux qui confère aux trois actes une atmosphère évocatrice, tandis que le recours habile à la vidéo sur plusieurs écrans (frontal et latéraux) facilite la représentation de la mer, des icebergs et de la tempête.

Quand surgit le Hollandais, adossé contre une ancre se déplaçant dans l’air, le fantastique, voire la science-fiction, s’invite sur scène tandis que le cinéma d’épouvante vient ensuite à l’esprit lorsqu’une partie du plateau se lève à deux reprises pour dévoiler des squelettes et des lambeaux de chair humaine – Senta, dans un état second, vient d’ailleurs s’y agripper, ce qui prête d’ailleurs à sourire. Seuls quelques tremblements et crissements dans les mécanismes compromettent le réalisme de ce dispositif malgré tout épatant. Le jeu scénique s’avère pour le moins classique, voire caricatural, par exemple lorsque l’équipage évolue en état d’ivresse, mais le metteur en scène restitue le mythe sans s’égarer. Bref, sur ce point, une production solide et grand public, conforme en cela à la politique artistique de l’institution liégeoise.

Il serait intéressant de la revoir sur une scène de plus vastes dimensions que celle du Palais Opéra où se tiennent les représentations durant les travaux de rénovation, à moins qu’il ne s’agisse d’une illusion d’optique tellement la fosse s’étale démesurément en longueur. L’Orchestre de l’Opéra royal de Wallonie s’en accommode comme il peut : la mise en place s’avère soignée dans l’ensemble mais, dans les détails, quelques dialogues et interventions solistes, notamment parmi les vents, n’atteignent pas un niveau de finition optimal. Abordant Wagner pour la première fois depuis le début de son mandat de directeur musical en 2008, Paolo Arrivabeni obtient de ses troupes une sonorité remarquable, un dynamisme aussi contrasté que nuancé et une tension dramatique qui ne fléchit pas, et ce dès l’Ouverture, houleuse comme il se doit. Renforcés par le Chœur d’Opéra de Namur, les choristes de la maison réalisent une prestation honorable dans les nombreuses pages que leur a réservées le compositeur.

Les chanteurs possèdent l’étoffe requis par leur rôle, à commencer par Manuela Uhl qui figure pour la première fois à l’affiche de l’Opéra royal de Wallonie. La soprano allemande, qui incarne une Senta charmante et convaincante, exploite un timbre véritablement séduisant et tisse une ligne vocale stable et nette, même dans les aigus. Elle témoigne d’une réelle aisance, tant en solo qu’avec ses partenaires au nombre desquels l’excellent Alastair Miles, baryton-basse consistant qui campe un Daland distingué et, en fin de compte, plus crédible dans une usine textile que sur un bateau. Corby Welch interprète pour sa part un Erik passionné, brutal et survenant – quelle originalité – un fusil à la main. Mark Rucker se glisse pour la première fois dans la peau du Hollandais: ni exceptionnelle, ni décevante, sa touchante prestation nécessite encore quelques rodages mais il s’agit sans aucun doute d’un futur grand titulaire du rôle si d’autres institutions lui permettent de le creuser davantage. Figurent également dans la distribution Joëlle Charlier, Mary pincée telle une gouvernante anglaise, et Yuri Haradzetski – Gorodetski dans le programme, les deux orthographes étant possibles –, cinquième prix au Concours Reine Elisabeth il y a trois ans et dont la voix fine et modérément puissante convient idéalement au pilote.

Sébastien Foucart

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Media Type/Label
Premiere 9080
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Technical Specifications
848×480, 793 kbit/s, 898 MByte (MPEG-4)
Remarks
Webcast
Rares Zaharia: “I worked on this production as assistant for mr. Petrika Ionesco. You should also note that for the performance on the day of the internet broadcast the lights, especially in the second part of the show (acts II & III) were completely altered, changing a lot of the atmosphere and the visual impact of the show (for instance, the balance between light and videos made it so that with that extra white light invading the scene at all times, the videos seemed less bright). The reason was that the dailymotion team found the lights too dark for the broadcast and the changes were made arbitrary, without any consultation of the members of the creative team. We had no idea of this change, we discovered it “live”, while watching it. It is unfortunate that the only recorded visual source we have after the show is very far from what we intended and it does not reflect the other performances, including the opening night, which were quite different.”