Lohengrin

James Levine
New York Metropolitan Opera Chorus and Orchestra
Date/Location
10 January 1986
Metropolitan Opera New York
Recording Type
  live  studio
  live compilation  live and studio
Cast
Heinrich der VoglerJohn Macurdy
LohengrinPeter Hofmann
Elsa von BrabantÉva Marton
Friedrich von TelramudLeif Roar
OrtrudLeonie Rysanek
Der Heerrufer des KönigsAnthony Raffell
Vier brabantische EdleCharles Anthony
John Darrenkamp
John Gilmore
Richard Vernon
Stage directorAugust Everding
Set designerMing Cho Lee
TV directorBrian Large
Gallery
Reviews
Mostly Opera

I was astonished (not in a negative way, say) by the absence of a swan in this 1976 August Everding Lohengrin production at the Metropolitan Opera. I thought a swan was compulsory at that address… at least in the pre-Robert Wilson era. Instead the light simply disappears in the corner of the sets, which are predictably traditional and dark, yet vastly superior to the Lohengrin sets at the Vienna State Opera.

Peter Hofmann´s vocal decline was obvious in 1986 (he was diagnosed with Parkinson´s disease a few years later), especially when compared to his 1982 Bayreuth Lohengrin. He certainly looks the part, but quite simply does not sing it well.

Eva Marton was Ortrud in the earlier run of this production, a part better suited to her than Eva. She is frequently flat and not overly exciting, though her vocal decline (starting about 1990-91) had not set in yet. But she is certainly no match for Cheryl Studer on both the Vienna State Opera and Bayreuth Lohengrin DVDs.

No matter how intense Leonie Rysanek´s acting is as Ortrud, she simply does not have the voice for the part lacking the necessary weight in her middle and lower voice, though surprisingly often (for her!) on pitch. I am a major admirer of Leonie Rysanek, but Ortrud simply does not suit her. And even in intensity she is no match for Waltraud Meier.

Danish barytone Leif Roar, the first Telramund I heard more than twenty years ago in Copenhagen, is dramatically excellent in a part, where you may get away with snarling and literally screaming quite a few of the exposed high notes. Though I wouldn´t mind hearing a singer able to sing them at some point.

James Levine, rather to my surprise, is masterful with this score, both spacious as well as exciting and dynamic, when called for. The irrititating superficial smoothness of his readings of Wagner´s later works (Meistersinger, Tristan, The Ring and Parsifal) is simply not here, a rather positive surprise, in my opinion.

The bottom line (scale of 1-5, 3=average):

Peter Hofmann: 4
Eva Marton: 3
Leonie Rysanek: 3
Leif Roar: 3
John Macurdy: 3
Everdings production: 3

James Levine: 4

Overall impression: 3

Michael Richter

PRODUCTION

Basically, a traditional staging with conventional if oversize sets. Many memorable moments attributable to felicitous sets and stage direction enliven an otherwise unremarkable performance.

PERFORMANCES

Levine conducts with occasional fire and uninterrupted honesty to the score. The orchestral sound is outstanding, perhaps the only truly positive element of the performance. Hofmann is pretty. Marton is loud. Neither brings much lyricism to the rôle; better interpreters simply did not exist at that time (or when this is written), and both principals do get all the notes out in tempo. Rysanek is unremittingly shrill as Ortrud, a misreading of the part most likely attributable to her lack of resources at this late stage in her career. For Roar, there is no excuse. (You may make the obvious pun; I decline.) The less prominent parts are sung better, with the chorus as well schooled as usual.

TECHNICAL COMMENTS

Audio is of the usual high Met quality, placing the viewer in the theater quite effectively. Video is outstanding; lighting seems restrained, but the image quality never suffers. Camera work is up to the usual exemplary standards of this series. If there were only a way to dub any of the fine, earlier audio recordings (especially of the soloists), we would have a winner.

Evaluation: Adequate

ForumOpera.com

La lumière dans les yeux

Il y a deux écoles de wagnériens : ceux qui aiment Levine et ceux qui n’aiment pas. Les premiers étant généralement assez réceptifs aux productions du Metropolitan et les autres carrément allergiques. Allergies parfaitement compréhensibles à en juger par le récent DVD de Tannhäuser, semblant sortir d’un fond de cave avec voix éraillés et chanteurs hirsutes. Il est à craindre que la présente production, due à August Everding, et filmée par l’immense Brian Large, ne nourrisse les mêmes pathologies. Et pourtant ! C’est typiquement le genre de DVD qui peut faire aimer Wagner à un amateur exclusif de Desperate Housewives ! Qui pourrait montrer ce que c’est que l’opéra à un aficionado de télé-réalité ! Qui serait à même de faire entrer dans le mystère de l’art total un cadre supérieur amateur de tiercé !

D’abord, musicalement, c’est à couper le souffle. Le lyrisme déployé par Levine, cette sève jamais tarie, le sens dramatique infaillible… qu’on m’en montre d’autres ! Il ne s’agit pas de dénigrer les uns pour encenser les autres, mais ce phrasé, ce modelé incroyable de la pâte orchestrale, cette rythmique imprégnée de rubatos toujours extrêmement calculés – on les cherche en vain à… Berlin par exemple ! Il faut dire et redire que Levine est tout simplement un immense chef de théâtre. Ecoutez l’introduction du troisième acte, cette vivacité colorée, et le chœur qui s’ensuit : quel savoir-faire de premier ordre.

Et Peter Hofmann en chemise de nuit ! Et Eva Marton avec des frisouillis ! toute plaisanterie à part, nous voici face au grand saut : ou bien on refuse l’obstacle, on éteint son DVD, on met zéro étoile, considérant que la rivalité qui oppose Marton et Hofmann en matière de brushing relève du cauchemar organisé, ou bien on saute et alors : bonheur !

Car nous voici face à deux héros de format wagnérien, mais wagnérien lyrique. Ils jouent, ils incarnent, ils dominent avec un sérieux confondant. Si certains ne veulent pas y croire, eux y croient pour nous. Et portés par l’incandescent Levine, ils emportent tout sur leur passage. C’est ainsi qu’il faut chanter Wagner : sans second degré, avec le ventre, parce que la beauté est là. Le regard concentré de Hofmann quand il chante, sa mâle assurance, son audace, effacent bien des pailles vocales. Quand à Marton, elle vit dans son rêve, énamourée, évaporée, conquise, évanouie, magnifique.

Macurdy pourra paraître quelque peu usé, n’importe : c’est l’autorité même. Quant à Leif Roar, il fait « roâr » – grondant, méchant, ignoble et faible. A ses côtés, joie, c’est bien Rysanek qui nous est donnée, maléfique et sublime. La voix peut avoir des travers de justesse, elle n’en est pas moins renversante (lumière du timbre, phrasé) – et ce hurlement final ! brrrr !

Sauf si l’on s’appelle Wieland, m’est avis qu’il faut monter Wagner sans renâcler sur les accessoires, sans éviter les clichés, car Wagner précisément est une grande usine de recyclage ; lui retirer sa matière première, c’est le transformer en outre vide. Everding y pourvoit d’abondance. Nous ne sommes pas dans la salle, ce que nous en voyons nous est livré par le fabuleux Brian Large. Captation « héroïque », c’est-à-dire attentive à tous les symboles, à toutes les postures, aux regards, à ce que l’opéra peut sécréter, presque sans s’en rendre compte, de surnaturel (la lumière dans les yeux de Hofmann au moment du départ, le nimbe à son arrivée).

C’est bien simple, à la fin, on est comme Eva Marton aux saluts – allez voir.

Sylvain FORT

Rating
(6/10)
User Rating
(4/5)
Media Type/Label
DG, Pioneer
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Technical Specifications
720×480, 2.1 Mbit/s, 3.3 GByte, 4:3 (MPEG-4)
Remarks
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